Dans un monde VICA (volatil, incertain, complexe et ambigu), la performance seule ne suffit plus à garantir la résilience et la continuité des organisations. Les entreprises qui dureront sont celles qui sauront réduire l’instabilité en développant des capacités de régénération et d’adaptabilité durables.
Le premier levier de cette transformation est clair : le capital humain.
Et son actif le plus stratégique n’est pas uniquement la compétence ou l’engagement, mais la santé globale. Non pas comme absence de maladie, mais comme ressource fondamentale permettant d’agir, d’apprendre, de coopérer, d’innover et de créer de la valeur.
Les travaux de l’OMS, de Marmot, de Kickbusch, de Grossman ou encore le modèle biopsychosocial d’Engel convergent vers une même évidence : la santé est un capital stratégique, condition des capacités individuelles et collectives. La Déclaration d’Incheon (2015) rappelle d’ailleurs que santé et éducation forment ensemble le socle de la réussite humaine et organisationnelle.
La Santé Globale Active dépasse ainsi les approches correctives et la prévention secondaire. Elle s’inscrit dans une logique holistique, systémique et dynamique, intégrant bien-être physique et mental, déterminants sociaux et environnementaux, qualité de vie et compétences de vie. Ces dernières constituent le moteur conscient du pouvoir d’agir, permettant aux individus et aux collectifs d’engager des transformations positives, durables et souhaitables pour relever les défis contemporains.
👉 Transformer notre rapport à la santé globale n’est plus un luxe, mais un choix stratégique.
👉 Faire de l’entreprise un lieu de promotion, d’éducation et d’adhésion à la Santé Globale Active devient un levier majeur de performance durable, d’attractivité et de pérennité.
Préserver le capital santé des ressources humaines, c’est garantir le principal capital immatériel de l’organisation.
Réduire l’instabilité du monde VICA : le rôle clé de la Santé Globale Active
L’entreprise a longtemps été pensée comme un espace dédié avant tout à la performance et à la compétitivité. Ce modèle fonctionnait tant que l’environnement restait relativement stable. Ce n’est plus le cas.
Dans un monde VICA — Volatil, Incertain, Complexe et Ambigu — la performance seule ne garantit ni résilience, ni robustesse, ni continuité. Les organisations doivent désormais développer des capacités de régénération et d’adaptabilité face aux fluctuations du monde.
Ces déterminants ne peuvent être mobilisés qu’à travers les ressources primaires de l’entreprise, au premier rang desquelles se trouvent les ressources humaines. Le capital principal de ces ressources humaines est leur santé globale, entendue non comme une simple absence de maladie, mais comme une ressource fondamentale permettant d’agir, d’apprendre, de coopérer, de créer.
ni robustesse,
ni continuité.
Les travaux fondateurs de l’OMS, de Marmot, de Kickbusch, de Grossman ainsi que le modèle biopsychosocial d’Engel, montrent que la santé est un levier de vie quotidienne et un véritable capital conditionnant les capacités et habiletés individuelles et collectives.
La Déclaration d’Incheon (2015) renforce cette vision en soulignant l’interdépendance entre santé et éducation : l’une crée les conditions d’apprentissage, l’autre développe les compétences nécessaires pour mener une vie saine et éclairée.
Dans ce contexte, un nouveau paradigme émerge :
Faire de l’entreprise un lieu de promotion, d’éducation et d’adhésion à la santé globale active.
Considérer la Santé Globale Active comme levier stratégique de continuité et de développement durable
Parler uniquement de “santé” dans l’entreprise conduit souvent à une vision réduite, centrée sur la prévention secondaire. Dans les pratiques actuelles, l’attention se porte principalement sur la gestion du risque lorsqu’il apparaît, sur la maladie lorsqu’elle se manifeste, ou sur les situations problématiques lorsqu’elles deviennent visibles.
Cette approche corrective ne suffit plus, et elle ne reflète pas l’ampleur des définitions proposées par l’OMS, qui intègrent de manière explicite les principes de la #prévention primaire et une conception globale et évolutive de la santé.
La santé globale active s’appuie sur une compréhension multidimensionnelle de l’état de santé. Elle inclut le bien-être physique, mental et social, mais aussi la capacité à faire face aux défis du quotidien, à apprendre, à travailler avec efficacité et à contribuer à la vie collective. Elle englobe également les déterminants personnels, sociaux, économiques et environnementaux, ainsi que la qualité de vie, entendue comme la perception qu’une personne a de sa place dans l’existence, en lien avec ses objectifs, ses valeurs et son environnement.
Enfin, elle inclut les compétences de vie (Life-skills) qui constituent le moteur conscient et autoréflexif du pouvoir d’agir ; elles soutiennent la capacité des individus et des collectifs à initier des transformations positives, durables et socialement souhaitables, conditions essentielles pour faire face aux défis contemporains.
Par ces dimensions, on comprend que la santé est un état global, complet et en perpétuelle évolution :
- Elle est holistique parce qu’elle considère l’individu dans la totalité de ses dimensions physiques, mentales, sociales, culturelles et environnementales.
- Elle est systémique parce qu’elle résulte d’un ensemble d’interactions internes et externes, où chaque élément influence les autres et peut modifier l’ensemble du système.
- Elle est dynamique parce qu’elle n’est jamais figée : elle évolue sans cesse, en fonction du contexte, des choix, des relations et des conditions de vie.
À ce titre, elle s’inscrit dans une vision du vivant telle que formulée par Dobzhansky : « Rien en biologie n’a de sens sauf à la lumière de l’évolution ».
Transformer notre rapport à la santé globale n’est donc pas un luxe, ni une initiative périphérique, mais une condition de survie et de prospérité dans un environnement instable. Prendre en compte la santé globale active revient à reconnaître la valeur qu’elle crée au sein des organisations. Participer à sa préservation devient un acte stratégique, capable de renforcer la performance durable, de soutenir l’attractivité de l’entreprise et d’assurer la protection des communs.
Ainsi se dessine une évidence stratégique :
Préserver le capital santé des ressources humaines, c’est garantir le principal capital immatériel de l’organisation.
RAPPEL - Les travaux de la Commission Santé de L'UNIRV
UNIRV : agir sur la santé globale des dirigeants
Consciente de ces enjeux, l’UNIRV a fait de la Santé Globale du dirigeant et de ses collaborateurs un axe structurant de son accompagnement depuis plusieurs années.
C’est dans cette dynamique qu’a été créée la commission Santé de l’UNIRV, dont la mission est double :
– sensibiliser les dirigeants à la santé socio-économique,
– favoriser une prise de conscience collective menant à des actions concrètes en matière de santé, de qualité de vie et de conditions de travail


